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Interview : Franck Stevens pour Demain : nos libertés
- Le 10/04/2021
- Dans Interviews
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Bonjour Franck. Tes nouvelles n’ont pas attendu les Éditions Kelach pour être publiées. Écris-tu depuis ton plus jeune âge ?
>> J’ai commencé à écrire dès l’instant où j’ai pu tenir un crayon, au grand désespoir de mes parents, condamnés d’abord à me lire mes assemblages de lettres dépourvus de sens (ma première œuvre, « ABDFXBGIAB », reste l’une de mes favorites), puis à effacer mes premiers slogans révolutionnaires de leurs murs fraîchement peints.
Bientôt en boutique ?
Inspiré par les maîtres du neuvième art, je me suis ensuite lancé dans la bande dessinée en remplissant des dizaines de cahiers de brouillon de crobars involontairement abstraits. Cette phase de ma carrière a toutefois pris fin brutalement suite à un terrible accident : la réalisation soudaine que je n’ai aucun talent pour le dessin !
Je me suis donc rabattu vers l’écriture et je ne me suis jamais arrêté depuis, à part pour dormir, manger, lire, gagner ma vie de façon plus honnête et, très occasionnellement, pour me brosser les dents.
Ta bibliographie laisse à penser que tu es plutôt « nouvelle ». Est-ce une préférence exclusive ou le roman t’attire-t-il aussi ? As-tu un projet en ce sens ?
>> L’avantage des nouvelles est qu’elles obligent à être concis ! J’ai tendance à dépasser la longueur prévue d’un récit par un facteur deux ou trois, et à devoir ensuite tailler cette masse brute de mots pour en tirer les éléments vraiment cruciaux du récit. Cela m’oblige parfois à réécrire chaque phrase en utilisant les mots les plus brefs et percutants, quitte à [note de la rédaction : dans un souci de protection de la santé mentale de nos lecteurs, les deux mille lignes suivantes, consacrées à l’importance de la brièveté, ont été omises de cette interview].
Les nouvelles ont aussi l’avantage de pouvoir être écrites en un laps de temps raisonnable, de servir de bon terrain d’entraînement pour s’attaquer à différents genres littéraires en essayant différents styles, et d’apprendre rapidement de ses erreurs pour mieux s’adapter aux attentes du public.
Les nouvelles technologies ont réduit notre capacité de concentration et nous offrent en permanence des milliers de distractions potentielles qui sont autant de concurrents pour tout nouveau récit. Rares sont les lecteurs prêts à investir le temps nécessaire pour lire un roman écrit par un auteur peu connu, mais plus nombreux sont ceux prêts à risquer dix minutes de leur vie en lisant une nouvelle au titre intrigant ! Je pense donc que les nouvelles et la microfiction ont un bel avenir.
Malheureusement, la brièveté implique de faire des sacrifices, en privilégiant par exemple une « grande idée » excitante au détriment du développement des personnages. C’est pour mieux explorer ces aspects que je travaille depuis quelques années, quand j’ai du temps entre deux projets, sur un roman de fantasy.
Sans vouloir révéler
de spoilerd’élément-clé de l’intrigue susceptible de gâcher le plaisir de la découverte, je peux déjà annoncer qu’il contiendra un nombre potentiellement surprenant d’elfes-robots (compris quelque part entre « dix mille milliards » et « zéro »). -
Fantasy à la Carte : Fantastique en Pays de Chièvres.
- Le 31/03/2021
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Une nouvelle fois, merci à Fantasy à la Carte pour avoir consacré une chronique à un de nos ouvrages.
Cette fois, ils ont découvert Fantastique en Pays de Chièvres, très belle anthologie de 6 nouvelles par 4 autres vivants dans la région de Chièvres en Belgique.
Découvrez le billet de Fantasy à la Carte et égarez-vous sur ce très bon site pour découvrir d'autres chroniques en cliquant ci-dessous :
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Angélica Brise à la radio, partie 2
- Le 21/03/2021
- Dans Interviews
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Voici la deuxième partie de l'interview donné à Radio Alto par Minuit et Nathalie Le Reste.
Pour ceux qui auraient raté la première partie, c'est par ici : LIEN.Nathalie nous parle des illustrations et de ses sources d'inspiration qui vous feront voyager dans le temps jusqu'à un livre très ancien…
Minuit évoque sa collaboration avec Nathalie, mais aussi avec Bérengère Bouffaut, directrice de collection et correctrice, ainsi que son parcours éditorial.À suivre dans une troisième et ultime partie.
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Fantasy à la Carte : Le Sceptre de Râ
- Le 13/03/2021
- Dans Ils en parlent
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Merci à Fantasy à la Carte pour ce sympathique billet sur Le Sceptre de Râ d'Agostinho Moreira, premier tome de la trilogie « L'Ombre de Ravana ».
Une chronique avec quelques bémols sur des personnages qui s'enrichissent dès le tome 2, en particulier… (désolé, je ne peux pas vous divulgacher).
Une trilogie d'aventure, de frissons et d'anciens dieux à découvrir.Pour lire la chonique de Fantasy à la Carte (et de nombreuses autres), cliquez sur l'image:
Et vous, qu'avez-vous pensé du Sceptre de Râ ? Nous attendons vos commentaires ! Merci.
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Le Grande Fée : Portrait
- Le 10/03/2021
- Dans Portraits
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Ce billet inaugure une nouvelle catégorie : les portraits des différents personnages qui traversent les publications des Éditions Kelach. Ces études de personnalités ont été réalisées par les auteurs eux-mêmes.
Pour commencer, quoi de plus naturel pour des Lutins qu'honorer la Grande Fée que vous retrouvez particulièrement dans Contes du Grand Chêne d'Élodie Greffe qui nous parle de son personnage principal.Illustration de Romane Gobillot
La Grande Fée a eu plusieurs vies. Avant de rencontrer le Professeur, elle était Viviane, oui, oui, celle des légendes arthuriennes.
C’est une femme grande, belle et intelligente, mais peu sûre d’elle. Elle aime occuper un poste de pouvoir comme la direction du Grand Chêne car elle aime avoir le contrôle sur les évènements, cela la rassure. Cependant, elle n’est pas forcément un bon dirigent car elle ne sait pas déléguer vu qu’elle a beaucoup de mal à faire confiance aux autres. Elle a toujours peur d’être déçue, rejetée, trahie et faire confiance est aussi une forme de perte de contrôle.
Elle dort assez peu et relativement mal. Au Grand Chêne, elle passait l’essentiel de son temps dans la Grande Salle pour profiter un maximum de la verdure et de la lumière, les deux choses qui lui font le plus de bien. Elle aime les animaux et les enfants, et se pose comme leur protectrice, mais n’aime pas spécialement s’occuper d’eux au quotidien : les contraintes et l’aspect répétitif des choses l’ennuient rapidement. C’est pourquoi Big et Bang avaient une gouvernante. La Grande Fée apprécie avant tout sa liberté, le calme et la sérénité.
La Grande Fée a une relation très particulière avec C., qu’elle connaît depuis très longtemps, un temps où les royaumes des Deux Comtés n’existaient pas encore. C’est à la fois sa plus proche amie et son ennemie jurée. C. est celle qui est la plus à même de la comprendre et celle qui la connait le mieux, mais, comme avec tous les autres, la Grande Fée se méfie d’elle. Elle n’arrive pas à lui faire pleinement confiance et veut asseoir sur elle son autorité afin de la contrôler, ce que C. ne peut évidemment pas tolérer. Les tensions entre les deux femmes seront telles que cela aboutira à une guerre.
L’autre grand talon d’Achille de la Grande Fée est son côté fleur bleue. C’est une grande romantique, elle tombe amoureuse entièrement et passionnément. La Grande Fée est prête à tout par amour, le meilleur comme le pire. Elle fut très éprise du Professeur mais ce dernier, pour son grand malheur, n’était guère intéressé par les choses de l’amour. Cela causa sa perte en la poussant dans les bras du jumeau du professeur : le Néant qui vit dans l’amour de cette femme un moyen d’arriver à ses fins.
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Vous pouvez retrouver la Grande Fée dans :
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Angélica Brise à la radio, partie I
- Le 07/03/2021
- Dans Interviews
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Il y a quelques mois, Radio Alto a invité Minuit et Nathalie Le Reste, respectivant auteure et illustratrice d'Angélica Brise Contre les Dragons, pour parler du premier dit de cette magifique trilogie.
Pour ceux qui auraient raté ce passionnant échange, le voici… ou plutôt en voici déjà la première partie. Minuit nous y confie son amour pour les mots et vous dévoile la quête que s'est fixée Angélica.L'audio est de Radio Alto, la vidéo de nos lutins et les images qui viennent l'agrémenter sont issues de Pixabay.
Régalez-vous !
Et pour acquérir Maître Kram, c'est par là : LIEN.
La suite c'est ICI.
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Pack Anthologies
- Le 03/03/2021
- Dans Promotions
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Ce qui vous séduit dans la lecture, c'est avant tout de découvrir des univers nombreux et variés, des rêveries courtes, fascinantes et intriguantes, bref les nouvelles vous attirent comme l'or attire les nains ou le sang les garous.
Visitez les contrées étonnantes des environs de Chièvres avec leurs dangers, leurs métamorphes et le Mal qui y règnent !
Oui, mais pourquoi ne pas plutôt vous plonger dans des futurs dystopiques aux libertés bafouées, au bonheur tronqué, à la réalité étonnante ?
À moins, bien sûr, que vous optiez pour un voyage dans un Japon mytique, passé ou présent au cœur d'histoires légendaires, effrayantes où se croisent yokais, kitsunes et aventuriers.
3 anthologies, un choix, un dilemme ?
Heureusement, les Lutins qui courent dans nos bureaux ont eu une magnifique idée pour les indécis et les boulimiques de nouvelles en créant le Pack Anthologie.
Celui-ci vous permet de vous faire plaisir en vous offrant nos 3 anthologies à prix réduit (-15 %).Intéressé ? Cliquez sur le Pack ci-dessous…
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Interview : Anthony Boulanger pour Contes nippons
- Le 31/01/2021
- Dans Interviews
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Bonjour Anthony. Tu es l’auteur de « L’Empereur solitaire et le Cadeau du corbeau rouge » paru dans l’anthologie Contes nippons. Sans trop en dévoiler, de quoi parle ta nouvelle ?
Bonjour ! Le texte met en scène Ying-Long, un dragon japonais âgé et sage, mais seul depuis trop de siècles. Pour y remédier, il cherche conseil auprès de Samjok-o, le corbeau à trois pattes qui vit avec le soleil. L’oiseau va l’emmener dans son sillage à la rencontre de différents êtres et créatures qui pourraient devenir l’Impératrice du grand dragon.
Comme cela a été annoté dans le texte, ta nouvelle côtoie de nombreuses cultures. Ce pluriculturalisme est-il une source traditionnelle de richesse pour ton imaginaire ou as-tu fait des recherches spécifiques pour ce travail ?
Oui, aux deux questions ! Se mettre à l’interface de différentes mythologies par exemple, travailler sur leurs points communs et leurs différences est particulièrement inspirant dans mon cas ! Le mythe du Déluge, les serpents géants, les divinités et leurs attributs (la foudre en particulier), sont autant d’exemples de ces zones de recouvrement qui m’intéressent. Pour ce texte particulier, au-delà des créatures communes aux différentes cultures asiatiques, j’ai réalisé des recherches particulières autour des symboliques et des comportements qu’on pouvait attribuer aux kitsune pour ne citer qu’eux !
La quête de l’âme sœur est-elle, à ton sens, un indispensable de la nature humaine ?
C’est une question à double tranchant ! C’est un indispensable pour certaines natures humaines selon moi, qui permet de s’accomplir, de se révéler, de se dépasser. Dans la plupart de mes récits, c’est devenu un thème récurrent, un moteur pour les protagonistes (ou les antagonistes également !). Explorer ainsi les facettes des réactions des personnages par rapport à cet impératif que eux peuvent ressentir ou la recherche de cet idéal qu’ils n’ont pas trouvé, qu’ils ont perdu, ou qu’on leur a arraché est un puissant outil de narration !
Couverture de Julia Pinquié
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VOEUX pour 2021
- Le 02/01/2021
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A l'aube de cette année 2021, nous vous souhaitons le meilleur et espérons pouvoir vous rencontrer en salons ou en librairies.
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Interview : MINUIT, autrice d'Angélica Brise
- Le 20/12/2020
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Bonjour Minuit, heureux de t’accueillir au sein des Éditions Kelach pour ta magnifique trilogie : Angélica Brise Contre les Dragons. Peux-tu, en quelques mots te présenter ?
Bonjour ! Je suis ravie de rentrer dans l’équipe des Lutins de Kelach.
Amoureuse des mots et des livres, depuis que je suis toute petite j’adore lire et inventer des histoires. Je ne sors jamais de chez moi sans un livre et un carnet.
Je vis à la montagne avec ma chatte (qui est une source inépuisable d’inspiration).
Angélica Brise Contre les Dragons est mon premier roman publié.Ta trilogie se déroule dans un monde imaginaire moyenâgeux. Peux-tu nous parler un peu de celui-ci et en particulier du rapport entre les Hommes et les Dragons ?
Tu as très bien défini le monde d’Angélica qui est, en effet, à la fois médiéval et imaginaire. Je me suis inspirée du Moyen-Âge dans la mesure où on ne trouve ni électricité, ni eau courante, ni voiture, ni gratte-ciel… D’un autre côté, ce Moyen-Âge n’a rien d’historique et un médiéviste y trouverait mille anachronismes. Dans ce monde, on trouve des objets ou des aliments qui n’existaient pas ou qui étaient rarissimes au Moyen-Âge. Je pense à des détails tout bêtes comme par exemple les tomates ou même les fourchettes.
Imaginaire, aussi, car comme dans toutes les histoires de fantasy, j’ai inventé des éléments qu’on ne trouve nulle part : des animaux comme les chats-écureuils ou des végétaux propres au monde d’Angélica.
Bien entendu, les animaux les plus « imaginaires » restent les Dragons. Chez Angélica, les Dragons et les Hommes coexistent mais ne vivent pas en bonne entente, loin de là ! Les Dragons dominent les Hommes et les maintiennent dans une sorte de servage : ils prélèvent des taxes chaque mois et enlèvent régulièrement leurs princesses qu’ils gardent prisonnières dans leurs antres… Autrefois, la condition humaine était pire encore car les Hommes ne détenaient pas le feu. Jusqu’au jour où une princesse nommée Promise dérobe le feu aux Dragons. Malgré tout, cette découverte n’a pas suffi à modifier le rapport de supériorité qui oppose les deux camps. C’est pour mettre fin à une telle injustice qu’Angélica part affronter les Dragons.
Angélica est une enfant du peuple avec une mère malade, un père disparu et de réelles difficultés à survivre. Une situation difficile dont elle va chercher à se sortir. Plus encore, elle cherche à sauver les Hommes des Dragons. Quel est son plan ?
Les Hommes ont souvent cherché à combattre leurs ennemis reptiliens par les armes. Angélica sait que ce n’est pas la bonne technique : les Dragons sont plus gros, plus forts, et mieux armés que les humains. Autant dire que ces derniers ne pèsent pas lourds dans la balance ! Angélica va donc chercher à les affronter de manière détournée : elle va se glisser chez eux pour les espionner et chercher à dérober le mystère de leur puissance. Elle espère découvrir un secret aussi important que celui du feu volé bien des siècles plus tôt par Promise. Un secret qui lui permettra de soigner sa mère et d’aider les Hommes à renverser les Dragons.
Pourquoi avoir choisi des Dragons comme adversaires d'Angélica ? As-tu un intérêt particulier pour ces créatures ? As-tu un dragon fétiche – autre que ceux que tu mets sublimement en scène dans ton œuvre ?
Les Dragons sont des créatures qui me font rêver depuis toujours. Je me souviens, quand j’étais petite, je préférais jouer avec des figurines de dragons et de dinosaures plutôt qu’avec des Barbies… J’adorais regarder des documentaires sur les crocodiles et je passais un temps fou à attraper des lézards dans le jardin.
Je trouve que les Dragons sont des animaux extraordinaires car ils sont présents aux quatre coins de la Terre. On les retrouve partout, dans toutes les civilisations, dans les mythologies nordiques, celtes, grecques, germaniques, amérindiennes, asiatiques, africaines… Je trouve ça fou qu’une créature puisse être à ce point universelle !
Un dragon fétiche ? Je ne me suis jamais vraiment posée la question… Je pense immédiatement au Jabberwocky qu’on trouve dans le poème de Lewis Carroll (Alice de l’autre côté du Miroir). Et puis il y a le Maître Kram version peluche qui est devenu ma mascotte pour la série. Sans parler du dragon que je cache sous mon lit et que je nourris en secret avec des miettes de biscuit (mais chut ! N’en parle à personne !!).